La paratuberculose est une maladie insidieuse et complexe, dont le diagnostic et le contrôle ne sont pas aisés. L'impact économique dans les exploitations est certain (chute de production laitière, trouble de la reproduction, mortalité.), mais ne suffit pas toujours à motiver les éleveurs et les praticiens à une éradication, car les plans de lutte sont longs et fastidieux. Cependant, un lien avec la maladie de Crohne de l'homme est suspecté et donne donc un caractère zoonotique à cette pathologie. La suspicion d'une éventuelle contamination du lait a conduit certains acheteurs internationaux à exiger des garanties sanitaires additionnelles, qui génèrent un impact macro-économique à la paratuberculose, qui peut donc avoir une influence sur les transactions commerciales et le prix du lait.
La filière lait (QFL) a introduit dans son cahier des charges des critères de qualité que doivent rencontrer les producteurs laitiers en la matière, applicables depuis ce 1er septembre. Les praticiens sont impliqués car ils doivent rédiger des attestations suite à l'examen des troupeaux. D'autre part, le Fonds de Santé soutient un plan de contrôle, tandis que l'ARSIA propose un plan de lutte.
L'objet de ce colloque est de faire le point avec les scientifiques, cliniciens et gens de laboratoire, sur les connaissances concernant la paratuberculose et les moyens de son contrôle, afin que les praticiens puissent répondre en toute connaissance de cause aux attentes de leurs clients éleveurs.
agréments :
DQV : oui. La nouvelle version du cahier des charges de la QFL contient des exigences en regard de la paratuberculose et demande aux praticiens d'attester de l'état sanitaire des troupeaux.
AFSCA - CDM : oui : c'est une pathologie insidieuse, potentiellement zoonotique, que les CDM sont susceptibles de rencontrer à l'abattoir comme en certification. Il est important qu'ils sachent comment la suspecter, la dépister et les mesures à prendre.
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