La brucellose bovine (maladie hautement contagieuse qui provoque entre autre des avortements chez le bovin) a déjà fait énormément parler d'elle dans les années 80 (derniers cas en 2000), engendrant d'énormes pertes économiques. C'est finalement après des années de lutte (près d'un million d'analyses annuelles pendant trois années) qu'en juin 2003, la Belgique a obtenu un statut indemne. Pendant les cinq années qui ont suivi l'obtention de ce statut, une surveillance allégée de la brucellose (300.000 analyses annuelles) a été maintenue.
En 2009, le programme de surveillance a été modifié, concentrant les analyses sur les animaux à risques (avortements, importations en provenance de pays non indemnes)
En décembre 2010, cette maladie a de nouveau défié la chronique, mais pour une courte durée. Le foyer a été vite maîtrisé et les conséquences ont été limitées.
Début mars 2012, un nouveau foyer est apparu en province de Namur. Suite au " tracing " des échanges de bovins et aux analyses réalisées dans plus de 200 exploitations (qui ont été bloquées dans l'attente des résultats finaux), plusieurs nouveaux foyers sont apparus. Ce " tracing " en cours fait que le nombre d'exploitations bloquées dépasse maintenant les 400.
La surveillance, la vigilance et les mesures de précaution sont donc de mise pour éviter la propagation de la maladie et la remise en cause du statut indemne du pays, qui aurait un impact dramatique sur l'économie agricole.
Le rôle des praticiens ruraux et des experts en abattoir et en certification sera donc primordial. Or beaucoup d'entre eux n'ont pas connu l'expression clinique de cette anthropozoonose. Il est donc nécessaire de faire le point de la situation et de leur présenter les données actualisées de cette maladie.
Agrément
- AFSCA - CDM : oui : la brucellose est une maladie à déclaration obligatoire dont la surveillance se fait également dans les abattoirs (détection des signes cliniques ou prélèvements lors d'abattage sur ordre) et lors de certification
- DQV : oui : le cahier des charges QFL reprend la réglementation et le suivi des maladies à déclaration obligatoire. De plus, le lait cru est un vecteur potentiel de contamination.
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