La diminution de la fécondité observée par les confrères inséminateurs relève de multiples causes d'ordre gestionnel, biologique ou alimentaire susceptibles d'avoir un effet direct ou indirecte sur différentes pathologies de la reproduction responsables directement ou indirectement d'infécondité et/ou d'infertilité. Le diagnostic d'infécondité est une première étape. Son interprétation en est une seconde. Elle génère de nombreuses hypothèses dont celles relevant de l'alimentation. Au nombre des facteurs alimentaires, le contrôle du métabolisme énergétique constitue un objectif majeur. Il en suppose la compréhension des mécanismes qui le sous-tendent mais également la mise en place de mesures d'analyses cliniques, zootechniques ou de laboratoires aussi pratiques que possible.
La majorité des enquêtes épidémiologiques menées dans différentes régions du monde concluent à une diminution de la fertilité au cours du temps chez la vache laitière (Royal et al. 2002, Berry et al. 2003). Il est vraisemblable que cette diminution n'est pas seulement imputable aux modifications engendrées par l'augmentation de la production laitière en termes d'alimentation ou de détection des chaleurs mais aussi aux changements du génotype responsable également des contrôles métaboliques multiples engendrés par la production de lait.
Quelle qu'en soit l'espèce toutes les femelles de mammifères ont comme commun dénominateur après l'accouchement de prioriser les besoins nécessaires à la lactation et donc à la nutrition du nouveau-né (Bell 1995). La sélection génétique n'a donc fait que renforcer cet objectif prioritaire de production de lait au détriment des performances de reproduction. Leur optimisation implique une approche collégiale pour comprendre et maîtriser les divers facteurs infectieux, hormonaux, alimentaires, de gestion, susceptibles de les entraver. En effet, le passage d'un état de gestation à un état de lactation s'accompagne d'importants changements des besoins alimentaires, d'environnement, d'hiérarchie sociale, de physiologie digestive (rumen en foie) et mammaire et d'immunité. La majorité des problèmes susceptibles d'avoir des conséquences directes ou indirectes sur les performances de reproduction surviennent le plus souvent durant cette période de transition c'est-à-dire la période précédant et
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