Les risques et enjeux liés aux traitements antiparasitaires sont souvent rangés en seconde position dans le monde vétérinaire, derrière ceux liés à l'antibiorésistance mais ils n'en restent pas moins préoccupants et s'inscrivent tout autant dans une approche " One health ".
Les phénomènes de résistances concernent aujourd'hui toutes les familles de molécules antiparasitaires et peu de nouvelles molécules ont été mises sur le marché depuis l'avènement des lactone macrocycliques dans les années 90. Certains parasites sont maintenant résistants à plusieurs familles de molécules antiparasitaires.
Parallèlement au phénomène de résistance, de plus en plus d'attention est prêtée maintenant aux effets éco-toxiques des traitements antiparasitaires, en particulier sur les insectes coprophages avec comme conséquence des effets néfastes sur la biodiversité.
Dans ce contexte, la nécessité de diminuer, a minima de raisonner, l'usage des médicaments antiparasitaires chez les ruminants, s'impose au praticien au même titre que les pesticides en agriculture et que les antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire.
Les anciennes approches du parasitismes basées sur l'application de traitement systématique à dates fixes doivent donc être abandonnées au profit de suivis personnalisés, au cas par cas, ménageant l'équilibre entre une charge parasitaire modérée permettant l'instauration d'une immunité et impact limité voire absent sur les performances de production.
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