Les métrites, les endométrites chroniques sont à l'origine de pertes économiques importantes pour les éleveurs de ruminants puisqu'elles ont un impact négatif sur la fertilité, c'est-à-dire la capacité d'obtenir une nouvelle gestation sur les femelles mises à la reproduction et par voie de conséquence, sur les capacités de production tant laitière que viandeuse du troupeau.
Les facteurs conduisant au déclenchement des métrites sont multiples et il est admis qu'une série de facteurs liés à l'alimentation en fin de gestation, au caractère dystocique du vêlage, à la survenue d'une rétention d'arrière-faix constituent autant de facteurs prédisposants favorisant soit l'entrée par voie ascendante d'agents infectieux présents dans l'environnement des animaux, soit leur multiplication débridée par affaiblissement de la réponse immune de l'animal, soit les deux.
Dans tous les cas, le processus pathogénique implique l'intervention d'un voire de plusieurs agents infectieux de nature le plus souvent bactérienne mais pouvant aussi être de nature virale.
Si la plupart de ces agents sont connus depuis plusieurs décennies, l'application de techniques de diagnostic de nouvelle génération, conduisent à soupçonner l'implication d'autres agents bactériens moins connus et non détectables avec les techniques de détection conventionnelles.
Il semblait donc utile de faire une synthèse des connaissances actuelles et de mettre le focus sur les agents infectieux impliqués dans les métrites chroniques et de décrire leur implication dans le processus pathogénique ainsi que les moyens pouvant être mis en ouvre pour les diagnostiquer et pour réduire leur impact à l'échelon du troupeau.
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