L'hypertension est surnommé le tueur silencieux en médecine humaine. Il fut un temps où l'hypertension était considérée comme inexistante chez les chiens et chats mais on ne la mesurait jamais !
L'hypertension chez le chat a d'abord été décrite lors de ses symptômes paroxystiques catastrophiques (décollement de rétine et cécité brutale). Ces stades gravissimes sont généralement conséquences de tension excessivement élevée et sont donc relativement peu fréquents mais il reste tous les stades moins catastrophiques.
Son rôle dans l'évolution de l'insuffisance rénale chronique en fait le seul point actuellement curable du cercle vicieux hypertension- lésions glomérulaires chroniques. Son évolution est souvent persistante dans l'hyperthyroïdie : liée, pense-t-on à l'hyperthyroïdie, l'hypertension ne rétrocède pas souvent lors du retour à l'euthyroïdie. Le fond d'oil, bien avant le décollement de rétine, est un examen souvent évocateur. Certaines lésions échographiques peuvent attirer l'attention sur une éventuelle hypertension. Le traitement rapide et bien mené est souvent efficace même en cas de décollement de la rétine. Certains cas ne sont pas liés ni à une insuffisance rénale ni à une hyperthyroïdie, on pensera alors à un hyperaldostéronisme (plus difficile à mettre en évidence) ou à une hypertension idiopathique.
Nous verrons quels sont les symptômes, les méthodes de mesure de la tension artérielle et les médicaments les plus intéressants dans le traitement de l'hypertension et de ses causes.
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