L'aptitude des denrées alimentaires à la conservation varie fortement en fonction des processus physiques, chimiques, biologiques qui sont à l'origine d'une perte de qualité ou de l'apparition d'un risque pour le consommateur. Ces processus sont eux-mêmes influencés par des facteurs liés à la denrée alimentaire (facteurs " endogènes ") ou liés au milieu dans lequel elle se trouve (facteurs " exogènes "). Les croissances de micro-organismes sont plus particulièrement à l'origine de la limitation de la durée de vie des aliments microbiologiquement très périssables
La législation précise les modalités d'expression de la durée de vie lors de l'étiquetage des aliments (date limite de consommation, date de durabilité minimale, dérogation pour certains aliments). Il revient aux opérateurs de fixer, sur une base objective, les conditions de conservation (quand celles-ci ne sont pas fixées par la législation) et la durée de vie des aliments.
Il est donc indispensable de caractériser les aliments, en particulier leur aptitude à la conservation, d''identifier les altérations et les dangers microbiologiques potentiels, de fixer des critères d'acceptabilité pour ceux-ci, de prédire la croissance des microorganismes pathogènes et, dans la mesure du possible, de réaliser des tests de vieillissement voire des tests de croissance pour évaluer le risque microbiologique.
Il est important pour les vétérinaires chargés du contrôle de la chaîne alimentaire ou du conseil aux entreprises du secteur alimentaire de connaître et de comprendre cette démarche à mettre en ouvre pour identifier et évaluer les dangers microbiologiques en fonction des caractéristiques de l'aliment et du process qu'il a subi, ainsi que des conditions de conservation appliquées. Cette démarche est capitale pour fixer de manière objective la durée de vie microbiologique des aliments et, globalement, pour maîtriser les risques microbiologiques qui leur sont associés.
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