La peste porcine africaine a été récemment introduite en Belgique et infecte les sangliers en Gaume, au sud de la province de Luxembourg. Cette maladie virale affecte les porcs domestiques et les sangliers. Cette maladie a des conséquences économiques importantes pour le secteur porcin : elle cause des pertes directes dans les élevages mais son impact sur le commerce, dont les exportations, est très important.
La peste porcine africaine sévit en Europe de l'Est, principalement dans la faune sauvage, et son évolution récente en direction de l'Ouest avec un foyer en Tchéquie en 2017 et le foyer actuel en Belgique en 2018 pose de nombreuses questions sur la nature du virus, l'infection du sanglier et les modes de dissémination de l'infection. L'intervention humaine est fréquemment citée comme le facteur principal de l'introduction de la peste porcine africaine dans un pays de l'Union européenne.
Les autorités fédérale et régionale ont élaboré des plans de contrôle de l'infection des sangliers. Le Comité scientifique de l'Afsca et d'autres agences d'évaluation du risque (Anses, EFSA) ont évalué les risques liés à cette maladie dans l'Union européenne.
Le vétérinaire a un rôle essentiel à jouer, comme sentinelle épidémiologique et acteur de la lutte contre la peste porcine africaine, mais aussi comme véhicule d'une information pertinente auprès des différentes personnes concernées, éleveurs et chasseurs, et aussi les voyageurs, transporteurs, main d'ouvre transfrontalière.
Il est donc important de mettre à jour les connaissances sur cette maladie, en étant particulièrement attentifs aux mesures déjà prises en Belgique, et d'informer les vétérinaires des points d'attention et des actions à prendre pour la contrôler.
|