Le fait d'anesthésier un animal même sain est communément considérer comme un acte à risque. En effet, des complications pouvant aller jusqu'au décès peuvent survenir chez tout type de patient, quel que soit son état de santé initial et le type de procédure qu'il subit. Il apparaît capital de savoir détecter précocement et diagnostiquer précisément ces complications afin de pouvoir les prendre en charge rapidement et efficacement.
La surveillance au sens large a ainsi été la clé de la diminution du risque de mortalité anesthésique chez l'homme ces 50 dernières années. C'est donc cette même clé qui doit incarner le progrès de l'anesthésie vétérinaire. Car aujourd'hui, grâce aux progrès technologiques et à l'ouverture des marchés, une surveillance anesthésique instrumentale est possible à moindre frais.
La surveillance clinique qui inclut notamment la profondeur de la narcose et les principaux paramètres vitaux (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, température.) doit être une obligation de toute anesthésie générale. Elle peut cependant se révéler insuffisante et doit être complétée par une approche instrumentale.
En médecine humaine, l'utilisation de l'oxymétrie pulsée ou oxymètre de pouls a ainsi été associée à une réduction du risque de mortalité. Elle permet en effet de détecter précocement et de manière non invasive les troubles du rythme pulsatile et la désaturation en oxygène du sang capillaire, deux facteurs qui témoignent directement du dysfonctionnement des systèmes cardiovasculaire et respiratoire dont la défaillance reste la cause de mortalité anesthésique la plus fréquente.
Car, faire face aux principales complications per-anesthésiques impose en premier lieu d'en avoir fait le diagnostic. Or, la détection clinique d'une anomalie telle que les troubles du rythme cardiaque, le diagnostic précoce de troubles infra-cliniques comme l'hypoxémie ainsi que la prise en charge adaptée de ces complications nécessitent quant à eux le recours obligatoire à la surveillance instrumentale.
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