Les ovins (et les caprins, mais ils font l'objet d'une autre formation) sont un peu les parents pauvres de la médecine vétérinaire des ruminants, considérés comme anecdotique dans la pratique quotidienne comme dans la formation initiale et continue.
Cependant, différents facteurs les remettent en avant, et particulièrement en premier la problématique de la lutte anti-parasitaire. Ces espèces sont en effet particulièrement sensibles aux verminoses digestives.
D'une part il y a une demande du consommateur en viande ovine locale et le cheptel ovin est en augmentation, que ce soit par la reconversion ou diversification de certains éleveurs traditionnels, l'utilisation du mouton dans des zones naturelles ou l'apparition dde néo-agriculteurs, beaucoup n'étant pas toujours bien au fait des bonnes pratiques et donc demandeurs de conseils vétérinaires.
D'autre part, que ce soit par le cahier des charges du bio, par la prise en compte de l'impact environnemental, par la crainte d'apparition de résistances ou par l'application plus stricte des règlementations en matière de distribution du médicament, par analogie à cce qui se passe concernant les antibiotiques, il est de plus en plus nécessaire de parler d'une utilisation raisonnée et raisonnable des anti-parasitaires.
Devant les questions posées " mes brebis maigrissent ", " mes agneaux ont de la diarrhée qui ne passe pas ", " on a vermifugé mais on retrouve plein de vers à l'autopsie "... le praticien ne peut plus se contenter de vendre des flacons de vermifuge, il doit ddévelopper une approche intégrée tenant compte des différents modes d'élevage, des contraintes économiques et sociétales, des outils à sa disposition et des avancées de la science en la matière.
Un mouton, ce n'est pas une vache en miniature !
Ce sont les raisons d'être de cette formation.
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