Au cours de ces 70 dernières années d'utilisation de l'insémination artificielle (IA) (1946 année de naissance du premier veau issu de l'IA), la fertilité bovine n'a fait que décliner. Le taux de gestation était compris entre 44 et 48 % il y a 40 ans, elle est comprise entre 33 et 40 % actuellement. L'oestrus (dont la durée moyenne a également diminué au cours des années) constitue la phase clé de l'IA. Naturel ou induit, il constitue une étape indispensable à l'obtention d'une gestation. Ses caractéristiques hormonales et comportementales sont susceptibles d'être modifiées par de multiples facteurs inhérents à la production laitière ou à des pathologies liées au système reproducteur mais pas seulement.
L'IA se définit comme une biotechnologie de la reproduction qui consiste à déposer un sperme de qualité au moyen d'une méthode et d'un matériel adéquat à l'endroit anatomique le plus approprié, au moment le plus opportun et d'une technique. Cet acte est tout sauf banal compte tenu des conséquences économiques importantes tant positives que négatives qu'il peut entraîner.
Répondre à la question de savoir si la vache est " inséminable " n'est pas chose simple. Les moyens propédeutiques disponibles se sont avec le temps étoffés. Un état des lieux s'imposerait donc.
A l'analyse de l'anamnèse et des symptômes et signes cliniques manifestés par la vache en oestrus, des stratégies hormonales ou non peuvent le cas échéant être mises en place. Encore convient-il d'en mesurer la pertinence.
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